Petit-Rocher, le 23 mars 2016 - L’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB) s’immisce dans la présente campagne électorale générale au niveau municipal pour dénoncer le climat de méfiance et de suspicion que pourrait avoir créé certains reportages récents de médias qui ont abordé l’enjeu du financement des campagnes électorales.

Comme l’ont rappelé plusieurs médias, présentement au Nouveau-Brunswick, il n’y a pas de limites aux dépenses des candidat.e.s aux élections municipales et ceux-ci n’ont pas à remplir de déclaration pour les dons reçus ou l’argent dépensé, ni à divulguer ces informations. L’AFMNB demande depuis déjà plusieurs années que ce vide législatif soit corrigé par la Province, afin d’assurer une plus grande équité entre les candidats et aussi, certainement, pour assurer une plus grande transparence aux yeux du public.

Toutefois, les candidats doivent encore composer avec le vide législatif actuel pour cette élection-ci et ne peuvent certainement pas être blâmés ou reprochés de ne pas dévoiler des informations sur les contributions à leur campagne électorale, alors que cette absence d’encadrement est hors de leur contrôle. Le président de l’AFMNB et maire de Richibucto, Roger Doiron, déplore que certains candidat.e.s aient ainsi été ciblés. « On ne peut pas changer les règles du jeu après avoir débuté la partie. Et c’est d’autant plus injuste de cibler quelques candidats, sur des centaines à l’échelle provinciale, en leur faisant porter le fardeau d’une transparence qui n’est pas exigée, réglementée et encadrée. En acceptant les demandes des médias, les candidats auraient dans certains cas trahi la confiance de leurs contributeurs s’ils n’ont pas été informés au départ que leur nom pouvait être dévoilé publiquement. Leur refus n’est pas un manque de transparence ou encore, parce qu’ils ont quelque chose à cacher, mais est plutôt motivé par un désir de respecter le contexte dans lequel les dons à leur campagne ont été faits à l’origine, soit en préservant le caractère anonyme. Si l’idée de mettre en lumière ce vide législatif est a priori très bonne, l’approche privilégiée qui cible des candidats nous semble quelque peu malsaine et contribue, par la force des choses, à entacher l’image et l’intégrité de ces personnes qui n’ont pourtant rien à se reprocher. Nous croyons qu’il est de mise de souligner le travail acharné de tous ces gens qui demandent la confiance de leur concitoyens pour se faire élire afin d’avoir la chance de contribuer à l’avancement de leur communauté ».

De plus, il a été sous-entendu que la non-divulgation des contributions aux campagnes électorales affecterait l’indépendance des candidat.e.s élu.e.s, par exemple, lors de l’octroi de contrats. Il est important de rappeler que plusieurs dispositions dans la Loi sur les municipalités ou encore, dans la Loi sur la passation des marchés publics, encadrent le fonctionnement des conseils municipaux et assurent des processus rigoureux pour la prise de décision et l’octroi de contrats. « Certains articles et commentaires recueillis ont fait état de la possibilité que des contributions d’entreprises ouvrent la porte à de la collusion ou des renvois d’ascenseurs. Sans dire qu’on est protégé de ceci au Nouveau-Brunswick, il faut rappeler que les lois en place établissent clairement des procédures à suivre lorsque vient le temps d’octroyer des contrats. À preuve du contraire, les conseils municipaux respectent les règles et affichent toute la rigueur et la transparence requises lorsque vient le temps d’utiliser les fonds publics » a ajouté le président Doiron.

L’AFMNB reconnait l’importance de débattre des enjeux reliés à la gouvernance locale et à la vie démocratique municipale. La question du financement des campagnes électorales ne fait pas exception. Il s’agit d’une occasion unique de faire progresser un dossier pour lequel un changement est demandé depuis plusieurs années. La balle est dans le camp du gouvernement provincial qui détient les leviers législatifs permettant d’améliorer, une fois pour toute, le cadre législatif municipal qui ne correspond plus à la réalité du 21e siècle et aux besoins des municipalités d’aujourd’hui.



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Renseignements :
Frédérick Dion
Directeur général
AFMNB
Tél. : (506) 547-5252
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